«Vous pouvez pratiquer régulièrement des années durant et fréquenter assidûment la mosquée – jamais l’imam ne mentionnera ou citera ces références.»

Voici une autre découverte de l’islam depuis l’intérieur, celle d’un musulman qui s’intéresse à sa religion avec suffisamment d’esprit critique pour parvenir à la quitter, du moins en conscience. L’auteur est en effet toujours musulman, officiellement. Il attend et espère qu’un jour on reconnaîtra la toxicité de cette religion. Combien comme lui dans l’islam? Lui, @ExMuslim16, aujourd’hui, témoigne. – AJM

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Je suis né dans une famille musulmane dite traditionnelle. Je n’ai pas reçu d’éducation islamique proprement dite. Enfant j’ai connu l’école de la République, je mangeais à la cantine – de tout mais sans porc. Adolescent j’ai eu une prise de conscience et me suis tourné vers la religion. Un retour aux sources, comme nous disions avec les copains. Nous étions dans le vrai, dans le dernier Message révélé. Nous étions des élus parmi les humains. Nos conversations et nos occupations étaient liées de près et de loin à l’islam. Je me sentais investi d’une mission au point de sermonner tout mon petit entourage familial sur les bienfaits de l’islam, sur la promesse du paradis… et de l’enfer.

C’est ainsi que j’ai passé mon adolescence à éviter les drogues, les filles et la délinquance. De ce point de vue, je ne regrette pas cette période. Je restais tout de même un adolescent de sa génération, mais assez atypique. C’est quelques années plus tard que j’ai approfondi mes connaissances islamiques. J’ai étudié l’arabe, le Coran et ses règles de récitation; j’ai accumulé beaucoup de lectures d’exégèses coraniques, la Sira Ibn Hicham, etc. J’ai suis devenu autodidacte en lisant et écoutant les prêches, les cours (dourous) sur la toile.

On ne remet jamais rien en question tant qu’on reste dans le «cercle». Les débats théologiques contradictoires? Impossible. Il faut appeler un savant ou parler directement avec l’imam. L’endoctrinement est tel que vous ne pensez plus par vous-même. Vous vous posez des questions? C’est le waswas du Sheitan (murmure du diable) voulant vous éloigner de Dieu. Avec le temps qui passe, vous ne vous rendez plus compte que vous faites un DÉNI. Vous cachez les questions embarrassantes sous le tapis ou vous dites «Allahou a3lam! Je suis ignorant et Dieu est plus savant».

La situation devient telle que vous fréquentez des schizophrènes. Entre schizophrènes, vous vous rassurez mutuellement: vous êtes dans le vrai, vous êtes les bien guidés. Vous et vous seuls êtes guidés parmi ce magma d’humanité promis au feu de l’enfer (djahanam). On vous fait remarquer que vous avez toutes les caractéristiques d’une secte et êtes très marginaux? Vous vous convainquez que plus il y a d’ennemis de l’islam, plus vous êtes dans le vrai: c’est justement le propre des Prophètes, des pieux et des gens bien guidés.

J’ai longtemps refoulé les questions interdites. Ce comportement est d’ailleurs bien rodé. Dès les premiers siècles de l’islam, des théologiens ont écrit des livres entiers sur ces questionnements, ces doutes auxquels le quidam pouvait être confronté. Il faut toujours se remettre soi-même en question, culpabiliser à cause de sa foi défaillante, plutôt que de chercher l’explication de tel verset ou tel hadith. Des «commentateurs» ont fait le travail pour vous car vous ne pouvez pas saisir toute la subtilité du Message ou des propos prophétiques (s’adressant tantôt au bédouin et/ou commerçant, tantôt à l’astrophysicien et/ou physicien des particules).

Pourtant, avec un minimum de zèle et d’esprit critique, tout est là, sous nos yeux, dans les ouvrages de référence islamiques. Un Prophète envoyé par Dieu et dictant un Message venant d’au-delà des sept cieux, de Son Trône? Un voyage nocturne à travers ces sept cieux pour rencontrer les différents messagers antérieurs et apprendre à nous dicter les prières quotidiennes? Une lune fendue en deux sur simple injonction du Prophète? Des anges qui lavent le cœur de ce Prophète à l’eau de zamzam? Une vision de l’enfer dont la majorité des habitants sont des femmes (non pour avoir mangé des petits enfants, mais par désobéissance à leur époux)? Un arbre qui sanglote parce que le Prophète ne s’appuie plus sur lui pour prêcher?

Tous ces miracles nous sont parvenus sous la dictée de ce même Prophète. Mais si l’on se penche sur les références islamiques, un détail troublant apparaît qui peut expliquer bien des choses. Dans des récits authentiques et dans la sira, on peut lire que le Prophète perdait parfois connaissance, pouvait somnoler quelques heures sur la place publique ou se réveiller brusquement en ayant une «vision». Sa future épouse Aicha lui serait apparue en songe avec Gabriel, lui apportant l’enfant descendant du Ciel. Autant d’indices qui tendent à suggérer qu’il souffrait de crises d’épilepsie.

Mais vous pouvez pratiquer régulièrement des années durant et fréquenter assidûment la mosquée – jamais l’imam ne mentionnera ou citera ces références «embarrassantes». Idem pour l’épisode de son mariage avec la future ex-épouse de son fils adoptif Zayd. Ici, le Coran intervient directement pour lui donner raison face à une polémique grandissante. Ou encore ses épousailles avec onze femmes alors que le Coran limite ce nombre à quatre pour les musulmans (faites ce que je dis, pas ce que je fais).

Finalement, j’ai découvert la supercherie de l’islam à travers l’aspect «plus royaliste que le roi». L’islam insiste sur l’importance de la chasteté, mais le Prophète et ses compagnons ne se sont pas privés, entre les mariages et les concubines captives de guerre. Encore une fois, tout cela se trouve dans les références islamiques les plus respectées – aucun islamophobe ne l’a inventé.

Je pourrais fournir quelques autres anecdotes sur la soi-disant intemporalité du Coran, mais cela alourdirait ce témoignage qui se veut plutôt pédagogique, afin d’amener certains sceptiques à la réflexion. Et non à braquer le musulman qui se sentirait offensé.

7 réponses sur “«Vous pouvez pratiquer régulièrement des années durant et fréquenter assidûment la mosquée – jamais l’imam ne mentionnera ou citera ces références.»”

  1. Merci de m’avoir publié. C’est un soulagement. Ce témoignage vise plus les musulmans que les «convaincus».
    Les gens adoptent souvent l’islam en l’idéalisant de manière totalement irrationnelle. Essayez de remettre en question l’infaillibilité du Prophète et vous verrez que des portes s’ouvriront.

    1. C’est moi qui vous remercie! Ces témoignages sont un baume pour tous ceux qui tentent d’alerter les gens sur les dangers de l’islam. Merci de témoigner.

  2. « C’est ainsi que j’ai passé mon adolescence à éviter les drogues, les filles et la délinquance »
    Les filles, ce n’est pas nocif comme la délinquance ou la drogue…
    Les filles, c’est l’amour, c’est la vie….

  3. Merci pour ce beau témoignage et félicitations pour toi, pour avoir eu le courage de naviguer à contre courant contre le sacré. J’espère que d’autres pourront suivre ton chemin en lisant ton histoire.
    Amicalement,

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