«L’islam nous vole notre cerveau, il nous le détruit! On ne réfléchit plus par soi-même, on n’est plus personne.»

Elle n’a que 17 ans mais @exmuslimmm a déjà fait le tour de la question, avec un passage par la version la plus extrémiste de l’islam. Ce témoignage est davantage un cri de rage, ou plutôt d’outrage, qu’un récit. C’est le coup de poing sur la table d’un esprit volontaire, engagé, téméraire. C’est une prise de conscience exemplaire à un tel âge.
– AJM 


J’ai toujours plus ou moins cru en dieu, mais sans creuser vraiment la question. Puis un jour, il y a eu un déclic et j’ai entamé la pratique, à fond. Je cherchais à vivre dans le vrai islam, et je me suis mise à détester les gens dits «musulmans de culture», ou «musulmans modérés». Pour moi, je l’ai vu clairement d’emblée, ce n’était pas le véritable islam, celui né il y a 1400 ans, celui que je voulais tant… et que j’ai hélas fini par trouver.

Au début de ma pratique religieuse, des «salafistes quiétistes» (personnes se disant du minahj salafi) se sont approchés de moi et m’ont prêché une doctrine que j’ai bientôt trouvé trop «laxiste». Ils avaient effectivement une pensée plus douce que celles des pratiquants d’il y a 14 siècles, les compagnons du Prophète, ceux qui se sont fait connaître du monde entier, ceux qu’on appelle généralement aujourd’hui les «terroristes islamistes».

J’ai hélas fait partie de celles et ceux qui sont tombés, ou ont plongé dans le piège de cette idéologie favorisée par le gouvernement saoudien (un pays exemplaire pour les salafistes quiétistes). J’ai alors senti monter en moi, progressivement, une haine indescriptible pour le reste du monde, pour tous les états de la planète, pour tous les mécréants (athées, juifs, chrétiens, bouddhistes, …) et même pour ceux qui se disent musulmans, car à mes yeux ils n’étaient guère que des robots d’un État construit sur la pensée humaine. L’islam vécu à 100% est une véritable secte politique où seules comptent les lois d’Allah: accepter ne serait-ce qu’une loi humaine équivaut à apostasier.

Je ne souhaite pas donner plus de détails sur cette période de ma vie pour des question de sécurité.


À l’époque où ma foi était à son sommet, où j’aurais été prête à tout subir pour mon soi-disant créateur tout-puissant, je suis tombée sur des débats athées-musulmans… et le doute a commencé à s’installer, puis est rapidement devenu de plus en plus pesant. Selon mes propres critères, j’étais en train d’apostasier. Quand je m’en rendais compte, je me ruais sur mon tapis de prière en sanglotant, en implorant le pardon de mon Seigneur. Je pleurais toutes les larmes de mon corps en le suppliant de me guider, en maudissant ces gens qui devaient être responsables de ma «déviance».

Mais les jours et les semaines passaient et toutes ces interrogations s’accumulaient, me submergeaient. Or j’avais besoin de savoir. Je suis incapable de rester sans réponse, quitte à ne pas dormir de la nuit. J’ai traversé cette période de tourments renfermée sur moi-même: je n’en ai parlé à personne, car les membres de mon entourage  n’étaient pas du tout ouverts.

En islam, il est mal d’écouter ou même de lire des «paroles de koufr», des paroles de mécréance, qui font sortir de l’islam. Un exemple: je suis assise dans une salle et l’orateur parle de démocratie, de lois humaines, etc. Si je ne m’oppose pas à son discours par le cœur, la langue ou la main, je dois sortir immédiatement. Du coup, j’hésitais à me renseigner sur les découvertes scientifiques, sur d’éventuelles contradictions dans le Coran, etc. Et quand tous ces doutes ont eu suffisamment affaibli ma foi, je l’ai fait.

J’ai par exemple examiné des articles parlant de la théorie de l’évolution, de la découverte d’os d’hommes préhistoriques, moi qui voulais croire qu’il s’agissait d’un complot d’illuminatis sataniques. Et ces os m’ont intriguée. Ce n’étaient pas ceux de singes, ni d’hommes de nos jours… alors d’où venaient-ils? Dans la doxa musulmane, on est certes censé croire que l’humain a évolué, mais il serait passé d’une hauteur de 60 coudées (taille d’Adam) à 1 mètre et quelque aujourd’hui. Je ne pouvais plus supporter de rester dans le doute, alors je n’ai plus cessé de chercher, j’ai passé toutes mes journées à l’écran, à fouiller les informations et leurs références.

Je suis aussi tombée sur des articles et des vidéos parlant des contradictions du Coran, de son histoire, du fait qu’il a été modifié. J’essayais de me convaincre qu’il y avait une bonne explication, que ces gens interprétaient mal les versets, mais je n’avais pas vraiment d’arguments concrets à opposer à tout cela. J’ai pensé à interroger un imam qui exerçait près de chez moi, mais je n’osais pas – et s’il en parlait à ma famille? Je ne voulais mettre personne au courant, pas avant en tout cas d’être sûre de ma décision.

Mais je voulais aussi sauver ma foi et j’ai donc cherché des vidéos de musulmans, sur YouTube, décrivant les (prétendus) miracles scientifiques du Coran, les tentatives de nos ennemis ( les mécréants) visant à trouver des contradictions et des erreurs dans le coran, ce livre parfait. Mais j’ai trouvé leurs discours absurdes et dénués de savoir. Leurs connaissances n’étaient pas à la hauteur de celles des non-musulmans et, hormis dans le cadre purement religieux, où il faut croire plutôt que savoir, ils n’avaient pas d’arguments qui tiennent la route.


Ainsi, petit à petit, je me détachais de ma foi. J’ai alors entrepris de relire des passages problématiques sur le prophète, comme le fait qu’il a eu des relations sexuelles avec une petite fille (Aïcha, une des nombreuses épouses qu’il a prises après le décès de sa première femme) et avec des esclaves sexuelles, comme Mariyah (ou Maria la Copte). Je voyais soudain tout cela d’un autre point de vue. Enfin je réfléchissais par moi-même. Et c’est ce qui m’a le plus choquée, finalement.

Alors, pour la première fois de ma vie, j’ai accepté, sans plus de réticences, d’entendre et de lire des critiques sur le prophète. Et ce n’est pas ce qui manquait. J’ai aussi relu d’autres récits, encore plus effrayants et sanguinaires et que je ne raconterai pas ici. Et cette fois, je ne tentais plus de me convaincre que ces horreurs découlaient d’une sorte de sagesse divine. C’était devenu pour moi un simple courant de pensée médiéval, inhumain et barbare. Tout s’éclaircissait enfin: l’islam est une idéologie créée pour satisfaire des intérêts politiques, voire mafieux!

Des récits de têtes coupées, de bûchers, de captives de guerre violées toutes dans la même pièce ou à proximité des cadavres encore chauds de leurs parents… Ces images de peines capitales ne veulent toujours pas quitter mon esprit; j’en fais même des cauchemars aujourd’hui. Mais on récolte ce que l’on a semé. Je peux m’estimer heureuse que ces cauchemars ne soient pas ma réalité. Pour certains, c’est le cas…

Des homos jetés tête baissée d’un immeuble, leur corps s’écrasant au sol, des piles de mains coupées à des pauvres gens parce qu’ils ont volé, des gorges tranchées d’apostats kurdes baignant dans leur sang, des soldats russes torturés à coups de marteau, des crânes qui font des vagues sous l’impact des balles… Dans l’islam, pas question de ressentir de la pitié pour ces victimes des ordres du prophète. Ce serait une apostasie.

Disons-le: l’islam nous vole notre cerveau, il nous le détruit! On ne réfléchit plus par soi-même, on n’est plus personne…


Un endoctrinement extrême, voilà ce que j’ai subi. La partie de mon cerveau destinée à la réflexion personnelle n’existait plus. J’évoluais dans un autre monde, avec d’autres lois. Mon corps était ici, mais pas mon esprit! Comme ils disaient: «Le monde a avancé, mais nous, nous nous sommes arrêtés, depuis longtemps.»

Quand j’y repense, mon cœur se serre et tout se brouille. Je ne peux pas…


Raqqa est tombée, mais l’idéologie est restée et elle ne s’en ira pas, car elle est dans la tête des croyants. Tant qu’il y aura des corans, des livres islamiques, des savants musulmans, l’idéologie barbare du véritable islam persistera.

Pour les musulmans qui vont me lire, je tiens à dire que je n’ai pas délaissé la religion par amour des biens de ce monde ou pour «profiter de la vie», mais tout simplement parce que je me suis trouvée face à des vérités que je ne pouvais ou voulais plus nier. Et ceux qui diront «Daech, ce n’est pas l’islam, ils ne sont pas musulmans»: apprenez votre religion, sans constamment chercher des pseudo-interprétations inventées à tout ce qui vous dérange, puis revenez sur vos paroles!

Moi aussi j’aurais pu donner ma vie pour mon soi-disant créateur! Ça a été dur pour moi d’admettre qu’il n’existe pas. J’écrivais des lettres à Allah pour lui dire que j’étais ingrate mais que je l’aimais plus que tout. Mon cœur se déchirait, j’étais en larmes, je le suppliais de me guider: «Sans toi je ne suis rien, tu es mon amour éternel…» Cela me paraît un peu enfantin à présent. Mais j’ai bel et bien aimé un être fictif d’un amour indescriptible, plus fort que celui que j’éprouvais pour ma propre mère!

Le lendemain du jour où j’ai écrit cette lettre, j’ai enfin, vraiment, apostasié. Je suis restée éveillée de longues heures la nuit, à réfléchir, puis je me suis mise devant la fenêtre, sérieuse comme la mort, et je me suis dit: il n’existe pas. J’ai alors été envahie par un sentiment d’immense délivrance, comme un vide profond, mais bienfaisant, car je me sentais libre, tellement libre. Tous mes repères avaient disparu, tels des mirages oubliés. Je ne savais plus pourquoi je vivais, ce que je faisais ici? Je voyais tout d’un autre œil. C’était très étrange. On redécouvre le monde, alors, en fait. Et tout n’est pas «satanique».

Musulmans! Sachez que l’islam est FAUX. L’islam DÉTRUIT des vies, physiquement et mentalement! L’islam a été la cause de la mort d’un nombre inimaginable de victimes depuis des siècles! L’islam vous fait nourrir de faux espoirs, vous impose des sacrifices pour rien, vous fait gaspiller des vies, à commencer par la vôtre. Il inverse la vision et la sensation du mal et du bien, il remplace votre raison et ne vous donne que des illusions vénéneuses en contrepartie!


Aujourd’hui, je suis contre l’islam. Quand je vois une femme voilée, je ne peux plus supporter les pensées qui m’assaillent. Je ne regarde pas, je détourne la tête. Pas par haine ou racisme, mais parce que ça me soulève le cœur, à moi qui le porte encore, ce voile, par contrainte, malgré mon jeune âge.

Voilà c’est tout. Remettez-vous en question, réfléchissez par vous-mêmes, instruisez-vous, acceptez la vérité, même si elle vient de ce que vous croyez être vos «ennemis». Cessez de souhaiter le mal et la mort aux non-musulmans car ce serait un «ordre», cessez d’être soumis à quelque chose d’inexistant et reprenez le contrôle de votre cerveau et de votre vie.

Une pensée sur “«L’islam nous vole notre cerveau, il nous le détruit! On ne réfléchit plus par soi-même, on n’est plus personne.»”

  1. Vous avez eu un grand courage pour vous libérer. Oui, l’islam empêche de réfléchir, car il se base sur la peur et le sentiment de culpabilité. Tout désir devient angoissant : est-ce haram, est-ce halal ? L’islam fait en sorte qu’on ne puisse plus se servir de sa raison, car réfléchir, poser des questions, douter, c’est « mal ». Ce n’est pas étonnant que les pays musulmans pratiquent l’excision à grande échelle car la démarche est la même: en islam, se servir de son cerveau ou de son sexe, c’est mal, alors tout est fait pour que ce soit douloureux.

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