Découvrir l’islam à travers le coran

C’était il y a longtemps, plus d’une génération, dans une petite ville d’Europe occidentale très ouverte et sociale. Pratiquement tous les gens nés là étaient au moins bilingues, à l’image de l’administration municipale. Très accueillante, la ville comptait un grand nombre d’étrangers et ceux-ci y représentent aujourd’hui plus d’un tiers (33,3579%) de la population. 

L’islam ne s’y manifestait alors qu’à travers la présence isolée, sans organisation de nature religieuse, de Turcs, Yougoslaves, Algériens, Marocains et autres ressortissants d’États à forte proportion musulmane. La religion musulmane ne posait pas de problème spécifique au quotidien.

À l’époque, j’étais passionné par les grandes idées et leur compréhension. Je cherchais et je savourais ces petites lumières intérieures qui apparaissent lorsque la pensée écarte un voile, accède à une nouvelle dimension. Mais la religion, la foi, m’était étrangère. Je n’ai jamais été baptisé, les églises me semblaient ternes, tristes, et j’étais réfractaire au sens communautaire que la religion induit. J’étais (et je reste) individualiste et sceptique.

Bref, un ami musulman algérien m’a confié un coran, une édition luxueuse de la traduction de Régis Blachère, en m’en promettant monts et merveilles. J’avais le temps et l’expérience m’a tenté. Quoi, Dieu, le créateur de toutes choses, parle dans un livre? Ce DOIT être intéressant. Je l’ai donc lu, minutieusement, dans l’isolement, sans rien d’autre à lire, et en me figurant que, oui, j’allais écouter Dieu, pour le plaisir de la découverte.

C’était un choc, à plusieurs titres. Pas question de l’élévation spirituelle que je cherchais d’ordinaire, mais plutôt une élévation d’adrénaline due à une succession de litanies et d’injonctions véhémentes, voire hargneuses, répétitives, le plus souvent très décousues, sans réel contexte ou fil conducteur, sans démonstration logique digne de ce nom, sans chronologie. Objectivement, c’était illisible. Mais en se mettant en tête que Dieu parlait, on pouvait combler les lacunes béantes du texte par l’humilité ou la crainte: si Dieu le dit ainsi, et que je ne comprends pas, c’est normal, car je suis trop petit et trop bête; il me suffit de croire et je comprendrai plus tard, quand je serai grand et sage.

Le coran explique d’ailleurs dans un verset (3.7) que certains de ses contenus ne sont effectivement pas compréhensibles, que seul Dieu en connaît la signification et que les croyants, donc les bonnes gens, acceptent le tout sans faire d’histoire et se contentent, en matière de compréhension, des passages sans équivoque. Bon.

Mais le dieu du coran a du moins un projet très clair: il s’agit de mettre enfin de l’ordre, de dominer les méchants et les incrédules, d’imposer une fois pour toutes la volonté divine de toujours, celle que Dieu insuffle à toute créature à sa naissance, voire avant (30.30). Ce n’est certes pas le seul message, mais c’est sans nul doute celui qui domine, celui qui forme le leitmotiv central et omniprésent, qui imprègne la quasi-totalité des chapitres. Lire ce livre, son contenu sémantique, avec sérieux et crédulité donne l’impression de se situer peu avant la dernière heure, le Jugement, qui décidera de son sort éternel: il est urgent de se soumettre et d’obéir: obéir à l’auteur du livre, voilà qui est bien.

Le coran est un ordre de marche. Cette fois, plus de tergiversations, le monde est séparé entre les croyants et les méchants (ou les pires des créatures, pour paraphraser le verset 98.6), et les nuances font figure de fioritures sans intérêt. On fait d’abord de son mieux pour convaincre ceux des non-musulmans qui au moins respectent la religion du livre (le coran est censé constituer la preuve définitive pour cela), mais ceux qui refusent cette «évidence» se déclarent ainsi les ennemis de Dieu et des croyants et doivent être combattus à mort par les musulmans, membres de la meilleure des communautés, avec l’aide de Dieu, qui en fait tue à la place de ses soumis. Les musulmans très forts à ce jeu peuvent conserver 80% de leurs butins. Et ceux qui semblent mourir dans ce combat ne sont pas morts, non, ils sont vivants, auprès de Dieu. Le jihad est une très bonne nouvelle pour ceux qui ont la main et la conscience lourdes.

Le reste, tout le reste, cimente ou pour le moins ne contredit jamais cette attitude fondamentale. Tous les passages qui ne promeuvent pas ce message directement (par exemple en approuvant la haine, le désamour et le désaveu contre les non-musulmans ou en appelant clairement au combat) s’inscrivent dans un contexte textuel excluant les non-musulmans, sinon comme cibles du prosélytisme. C’est parfaitement systématique et univoque pour le lecteur attentif.

Ma première rencontre avec l’islam-religion, à travers le coran, a donc été la découverte d’une explosion, d’un déchaînement irrésistible de haine contre le reste du monde, contre tout ce qui n’était pas l’islam, par choix. Car tous les malheurs de ce monde venaient de là, de ce rejet depuis toujours, et toutes les solutions passaient par cette réalisation.

Non, je ne suis pas devenu jihadiste. J’avais peut-être déjà trop lu d’autres choses, ou je n’avais pas la conscience assez lourde, ou les circonstances m’ont préservé. Mais j’ai observé le précipice de tout près. Longuement.


Beaucoup plus tard, alors que ma première impression avait été confirmée de diverses manières, littéraires et autres, et qu’un nombre croissant de musulmans revenait dans le monde à ces fondamentaux, ceci pendant que diverses «élites» s’efforçaient de dissocier la religion musulmane du terrorisme, j’ai cherché des moyens d’établir une démonstration irréfutable du caractère toxique de l’islam, notamment en réunissant et faisant traduire tous les textes juridiques (c’était trop, j’ai échoué), puis toutes les exégèses officielles des versets coraniques sur le sujet.

Le résultat de ce dernier effort a été réconfortant pour ma petite santé mentale: la haine et la guerre contre les non-musulmans sont des concepts mûrement théorisés, constants et laissés sans réfutation fondée, depuis plus de mille ans, par les meilleurs spécialistes (musulmans) du texte coranique, même ceux qu’on fait passer (à tort ou à raison, peu importe) pour des philosophes ou des mystiques. Au point qu’il faut admettre que cette «interprétation» souvent dite intégriste ou jihadiste est simplement le message univoque du coran pour ses lecteurs à la fois assidus et honnêtes. À noter que ces mêmes lecteurs, toujours selon la totalité des exégètes, ont aussi la (per)mission de mentir aux non-musulmans à ce sujet en situation d’infériorité militaire.

Et ce ne serait pas si grave, au fond, sans tous les efforts déployés pour nier ce fait. Que l’islam se soit construit sur la haine et la guerre il y a plus de mille ans, quelle importance aujourd’hui? Il suffit de l’admettre, de constater que cette «religion» a été conçue par des envahisseurs pour asseoir leur pouvoir et sanctifier leurs méthodes, de bloquer les gens qui tentent de la faire revivre de nos jours, et de passer à autre chose. Mais non, pour diverses raisons, nous sommes priés de (faire semblant de) croire que l’islam est innocent et le laisser se répandre aussi librement que possible. Alors il le fait bien sûr, il se répand, et son message univoque avec lui. Plus nous tolérons l’islam, même en le présentant comme une spiritualité bénéfique, plus le coran est lu et compris, et plus le problème de ce qu’on veut appeler l’islamisme s’aggrave. Inévitablement.

Ceci d’autant plus que le coran n’est que l’élément central d’une littérature et d’une culture façonnées des siècles durant pour conforter ce message de base. Toute la tradition prophétique, toutes les exégèses, tous les traités de droit musulman – tout ce qui bénéficie du plus haut respect dans l’islam concourt à installer un totalitarisme violent et à soumettre les populations aux pires de leurs éléments, dès lors que ceux-ci apprennent à naviguer dans les arcanes de la religion musulmane. Le phénomène commence dès la prière la plus normalisée:

Je n’ai pas de solution, enfin aucune qui me paraisse valable et que je puisse mettre en œuvre seul ou qui réunisse suffisamment de soutien. Alors en attendant de trouver, peut-être, je me contente de témoigner et d’encourager d’autres gens à le faire aussi. Ce site est là pour ça, pour raconter les histoires, le vécu, de gens qui découvrent l’islam.

4 réponses sur “Découvrir l’islam à travers le coran”

  1. L’islam est considéré à tort comme une religion, je pense.
    Pour ma part, je n’y vois qu’une secte.
    Mais l’islam est surtout une idéologie politique liberticide et mortifère qui vise à la domination du monde et à la soumission à sa loi de toute l’humanité.
    L’islam est une idéologie politique habillée d’une vague enveloppe de religiosité qui ne tient pas à une analyse un peu approfondie. Politique, économique, social et militaire de conquête, l’islam s’affirme commun parti politique et une loi prétendument divine qui n’a rien de divin et tout de terrestre.
    L’islam est une des plus grandes supercheries de l’histoire de l’humanité qui prétend être faite de paix, d’amour et de tolérance alors que c’est bien tout le contraire et qu’il a déjà fait 280 millions de morts innocents en 1400 ans, depuis sa création.
    Mais comme l’a déclaré Al Qaradawi, sans la peine de mort pour apostasie et sans les pétrodollars du golfe et de la péninsule arabique, l’islam n’existerait plus, aujourd’hui.

  2. Je salue tout d’abord l’auteur de ce site.

    Pour ma part je suis un citoyen Français, qui pensait l’islam comme étant une religion comme une autre.

    Puis il y a eu Charlie Hebdo et sa rédaction décimée parce qu’ils avaient « insulté le prophète ». J’ai acheté le Coran (livre best seller en France à cette époque – j’ai donc pas été le seul à m’y intéresser). J’ai commencé à le lire, j’ai pas dépassé la sourate 3 ou 4 de mémoire… quel ennui, un enchevêtrement de versets sans queue ni tête.

    J’ai laissé tomber.

    Puis le 13 novembre 2015, l’horreur. Au nom d’Allah et du si bien nommé « Etat Islamique en Irak et au Sham ». Le déclic. Je m’interroge, ça cogite. Je tombe sur une vidéo youtube d’Aldo Sterone, le bloggeur algérien, qui lit le fameux hadith du « clou dans les yeux ». Puis une autre, sur la décapitation de Al Hussein lors de la bataille de Kerbala. Puis une autre, sur les califes Rashidun : Abu Bakr, Omar…

    C’en est trop, il faut que j’aille voir. Septembre 2016, je vais dans les librairies islamiques de la rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, je sors avec un gros sac : Sahih Al bukhari arabe-français et une édition revue et abrégée du Sahih Tafsir Ibn Kathir en Français.

    Je lis. Dans Bukhari je retrouve assez vite le hadith du clou dans les yeux, et d’autres horreurs. Dans le Sahih Tafsir Ibn Kathir, la fameuse exégèse de [1:7] sur les juifs et les chrétiens. Je continue, la sourate 2, la Vache, et ce déferlement de haine des juifs. Les juifs, les juifs, les juifs…

    Ok c’est bon j’ai compris.

    Je prends le tome 2 du sahih d’al bukhari, j’ouvre une page au hasard, je tombe sur les hadiths de la guerre contre les juifs (!!!) 2925 et 2926.

    Ensuite viendront les bouquins de Sami Aldeeb, mais j’avais déjà compris. Jamais l’Occident n’aura été autant menacé par l’Islam qu’actuellement.

    Certains ont le courage d’apostasier et quitter ce culte hideux et abject malgré la sentence prévue dans le corpus doctrinal islamique (peine de mort)

    Bravo à eux. Peut-être notre salut viendra-t-il au moins partiellement de ces gens.

  3. Bonjour Alain Jean-Mairet .
    Je me présente : Alpha … Omega , pseudonyme de Pierre Delmotte , Belgique . Deuxième pseudo : Louis-Alexandre Lublet ( fascicules ) .
    Je suis hutois ( Huy ) , habite Bruxelles , mais retournerai dans ma région natale début 2019 .
    Merci pour ce blog . Je vais le partager sur mon compte Facebook .

Laisser un commentaire (modéré)

WordPress spam bloqué par CleanTalk.