Au-delà de la propagande et des discours fleuris, l’islam donne le choix entre l’enfer éternel et la justification du pire.

Ce témoignage est une mise en garde et une injonction à étudier AVANT de croire. Pour la très grande majorité des convertis, en effet, l’islam est encore un mystère au moment où ils prononcent leur profession de foi. Ce piège grossier a entraîné la perte de millions de gens et de dizaines de civilisations. Il faut que cela cesse. – AJM 


Je souhaite apporter mon témoignage avant tout à l’intention des personnes qui songent à se convertir à l’islam, et tout particulièrement les femmes. Certains trouveront cela étrange, mais mon expérience m’a appris que les gens, beaucoup de gens, se convertissent sans connaître l’islam, sans vue d’ensemble, sans avoir examiné le parcours de son prophète, les contenus de sa législation et de son dogme. Ils se fient à ce qu’en disent des musulmans. Ils se concentrent sur des choses positives, des généralités qui reposent le plus souvent sur des valeurs de bon sens, universelles ou naturelles et qu’en fait tout le monde partage – musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes, athées, …

Mais la réalité, ou en tout cas le message concret qui se dégage de l’étude de l’islam, est tout autre, et c’est ce message qui s’impose lorsque les gens louent l’islam, quoi qu’ils se figurent à son sujet. Plus les gens associent des qualités humaines à l’islam, se convertissent et pratiquent, plus ce message prend d’importance, car c’est lui alors qui fait la loi, littéralement.

C’est ainsi que l’islam et ses leaders vous déshumaniseront, petit à petit, en justifiant chacun de leurs propos, chacune de leurs prises de position, avec des citations du Coran, de la sunna et du consensus des musulmans. Une fois la machine lancée, vous perdrez tout réalisme, tout esprit critique, tout humanisme, car vous ne pourrez plus remettre en question ce que vous aurez accepté, sans la connaître, comme étant la volonté de Dieu, la parole d’Allah et de son prophète!


Je vais tout d’abord me présenter. Je suis une jeune femme de 25 ans. Je vis en France et je suis d’origine maghrébine, issue d’une famille très ouverte, pas du tout portée sur la religion. Mes parents se disent musulmans et laïques, ils ont fait de longues études et sont tous deux devenus fonctionnaires. Jamais mon père ne m’a interdit quoi que ce soit sous prétexte de religion. J’ai eu une enfance et une adolescence sans contrainte, plutôt heureuses dans l’ensemble.

Pendant l’adolescence, j’avais soif de liberté, de vie. J’étais toujours entourée de ma bande d’amies et je multipliais les soirées interminables. J’avais le goût de la séduction et j’assumais tous mes actes sans complexe, ce qui m’a valu de nombreux soucis avec mes parents, à cause de la pression sociale et de l’image qu’il faut donner de soi quand on est maghrébine. Alors, j’ai fait plusieurs fugues, car je me sentais incomprise par mes parents. J’ai fini par prendre un petit studio et couper les ponts avec eux. J’ai souffert de cette situation, car je me sentais très seule, loin de mon confort familial, sans mes repères.

Puis est arrivé le mois de Ramadan, et je m’y suis intéressée. J’ai passé beaucoup de temps sur Internet à fouiller le sujet et, de fil en aiguille, je me suis retrouvée sur des forums et des sites faisant la promotion de l’islam. J’ai découvert des gens qui fondaient leur existence, leur raison d’être et de vivre, sur l’islam, qui voulaient par-dessus tout satisfaire Allah. Et j’ai trouvé ça formidable. Étant moi-même musulmane par héritage, j’ai alors souhaité très vivement me remettre en question dans cette perspective, quoiqu’en réalité, je le vois bien aujourd’hui, je voulais surtout rejeter la personne que j’étais à cette époque.

Dans le contexte, pour moi, c’était une sorte de révélation. Soudain, je distinguais la raison et le but de mon existence sur Terre. J’ai appris à faire la prière, à lire le Coran. Je passais mes journées et mes nuits sur des sites et des forums, à lire et à échanger avec des musulmans. J’ai créé de nouveaux comptes sur les réseaux sociaux avec comme contacts des gens fascinés par l’islam, des groupes qui ne parlaient que de l’islam. Je me suis voilée très rapidement: j’ai porté le jilbab pendant quatre ans, puis le niqab. J’ai rompu tout contact avec mes amies et mes connaissances, surtout les hommes. J’ai mis un terme à la mixité. Puis j’ai découvert les différents courants de l’islam et je me suis accrochée au courant dominant d’Arabie saoudite, le wahhabisme, le minhaj salafi, puis très rapidement le courant takfiri, le plus sévère.

Plus les jours passaient, plus je me radicalisais. J’étais alors particulièrement attirée par la propagande islamique, par exemple sur le statut de la femme: elle serait un bijou que l’on doit protéger, l’islam l’aurait libérée, etc. Peu importe le sujet, il est systématiquement présenté de manière à nous faire accepter tout et son contraire, y compris des choses en fait immorales.


Ce que je veux dénoncer ici, c’est ce qu’on ne vous dit pas, au début. Ce qu’on ne vous révèle que lorsque vous êtes totalement plongé dans la religion, que vous nourrissez une certitude inébranlable sur l’islam, un respect et un amour inconditionnels pour le prophète. Lorsque vous en êtes là, vous pouvez tout avaler sans un clignement de paupières – le dogme, la législation, les interdits et obligations, ce que vous devez absolument croire et aimer. Les «savants» vous présentent alors tout cela en justifiant constamment le pourquoi du comment avec les certitudes de base que vous avez acquises jusqu’alors. Il n’y a plus aucune place pour le doute, car le doute est mécréance et la peur de ce péché et de ses conséquences est déjà profondément ancrée en vous. Vous avez alors en quelque sorte le «choix», pas vraiment conscient, entre l’enfer éternel et la justification du pire.

Moi qui était féministe et humaniste, je suis devenue un être sans scrupule. Je me justifiais simplement en classant les êtres humains en deux catégories: les musulmans et les mécréants.


Mais il me restait tout de même quelque chose de ma vie intérieure passée, de mes réflexions d’esprit libre. Toutes ces années durant, j’ai fréquenté des gens qui évoluaient sur le même parcours que moi, et malgré l’endoctrinement, je me suis rendu compte de la souffrance psychologique que devaient endurer les femmes de ma communauté, de l’injustice qui les frappait. Le contraste était trop béant entre la théorie et la pratique. Moi qui voulais croire que l’islam est la solution divine à tous nos problèmes, que le monde est imparfait parce qu’il n’applique pas les lois divines, que le fait d’associer à Dieu d’autres divinités que lui, quel que soit le nom qu’on leur donne, et la banalisation de la nudité et de la fornication étaient les maux fondamentaux de notre société, je suis tombée de très haut.

Petit à petit, mon esprit critique est revenu, comme d’entre les morts, et j’ai commencé à me poser des questions, d’innombrables questions. J’ai tenté d’imaginer ce que serait le monde, concrètement, s’il était islamique. J’en ai éliminé tout ce que l’islam interdit (mixité, musique, représentation d’images, jeux de rôle, histoires qu’on invente pour faire rire), donc concrètement tous les loisirs, les plaisirs essentiels au bon développement psychologique de tout être humain. J’y ai ajouté l’application des sanctions (mutilation, flagellation, lapidation, exécution), des femmes rendues invisibles par leurs vêtements islamiquement corrects et dont la parole ne vaut rien, ou presque, etc.

Je me suis rendu compte également que l’islam, dans la mise en œuvre de ses lois universelles et intemporelles, ne tient pas compte de la psychologie de l’être humain, de son passé, des causes environnementales ou des traumatismes pour juger une personne coupable de vol, de meurtre ou encore d’adultère. Cet aspect m’a fait énormément douter et dès lors, j’ai décidé d’approfondir tout ce que je savais, ou plutôt que je pensais savoir sur l’islam.

Je me suis notamment penchée sur ses prétentions scientifiques, et là encore j’ai eu un sentiment de chute infinie. Je me suis vraiment sentie trahie, car toute ma vie j’ai entendu des prédicateurs affirmer que la science est en total accord avec le Coran, or c’est totalement faux! Ensuite j’ai examiné la valeur historique des récits coraniques et de la tradition prophétique, j’ai écouté des jours durant les conférences du Collège de France, visionné des vidéos d’historiens et spécialistes et j’ai lentement compris la supercherie de l’islam.

Par la suite, j’ai décidé de relire le Coran et la biographie de Mohamed de manière critique. J’ai aussi recompulsé mes livres islamiques sur le rôle de la femme, les châtiments, les miracles… et là c’est devenu concret, j’ai perdu la foi en l’islam!


Par mon témoignage, je souhaite expliquer mon vécu et avertir les personnes qui rêvent de se convertir: ne tombez pas dans le piège – votre santé mentale en dépend. Je me considère moi-même comme une rescapée de cette secte qu’est l’islam, et j’en garde de nombreuses séquelles. La reconstruction est difficile, très difficile. Prenez garde.

4 réponses sur “Au-delà de la propagande et des discours fleuris, l’islam donne le choix entre l’enfer éternel et la justification du pire.”

  1. Je vous souhaite de vous reconstruire, vous qui êtes passée du takfirisme à l’apostasie, le chemin doit être bien difficile quand on est passé par « ça ».

  2. J’ai pleuré en lisant tes paroles parce que je vis dans une communauté musulmane (Egypte) et j’ai souffert depuis mon enfance et maintenant c’est pire j’ai 21 ans et j’ai décidé de quitter l’islam mais je n’arrive pas à le dire. j’ai discuté avec mon père, il était complètement fâché et il m’a dit: tu vas entrer dans l’enfer, il m’a fait écouter les paroles des imams. Je faisais semblant de croire pour ne pas être punie,chaque nuit je pleurais. Je suis prisonnière dans cet endroit et avec ces gens extrémistes et c’est difficile de partir et si je pars je ne sais pas où aller.

    1. Ton message m’a fait mal au coeur, je comprends à quel point ça doit être dur dans un pays musulman, et en Égypte avec tous les prédicateurs extrémistes j’ose même pas imaginer. Vu ton pays je te conseille de ne rien dire à personne en dehors de ta famille. J’espère pour toi que tu pourras fuir, je te souhaite beaucoup de courage. Si tu es étudiante, je crois qu’il y a des possibilités de venir en France. N’hésite pas à m’envoyer un message si tu veux.

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